Samedi 27 septembre 2008
- Il y a quelques jours, j'ai reçu une invitation pour l'inauguration cet après-midi d'une stelle commémorative à Paris pour Tran Van Ba, ancien étudiant à Paris et universitaire, combattant de la liberté exécuté par le régime communiste vietnamien le 8 janvier 1985. Mais j'ai appris hier que le préfet, Pierre Mutz, a interdit par arrêté, la pose de cette stèle.

Le motif peut surprendre, comme le souligne le journal Le Monde, : "Le projet dans les termes du texte envisagé pour être apposé sur le monument commémoratif porte atteinte à la neutralité qui sied à ce lieu et est susceptible de heurter, créant ainsi un risque de trouble à l'ordre public". Je ne pensais participer à une manifestation risquant de troubler l'ordre public !

Qui est donc ce dangereux pertubateur ?

Tran Van Ba est né le 14 mai 1945 dans une famille au destin lié à l'histoire politique du Vietnam et à la lutte contre les communistes. Son grand-oncle, Bui Quang Chieu, fondateur du Parti constitutionnaliste du Vietnam en 1919, a été assassiné, en 1945, avec ses quatre fils et sa fille par les communistes. Son père, Tran Van Nan, a été ministre d'Etat chargé de l'économie dans le premier gouvernement indépendant du Vietnam alors dirigé par l'empereur Bao Daï. Il passe ensuite de longues années dans l'opposition. Le 7 décembre 1966, après s'être déclaré candidat à l'élection présidentielle, il est, à son tour, tué à Saïgon.

Tran Van Ba est exfiltré en France par ses proches un mois après la mort de son père. A partir de la prise de Saïgon, le 30 avril 1975, par les communistes, il ne cessera plus de lutter contre ce régime. Président des étudiants vietnamiens de Paris de 1972 à 1980, il dénonce "les exécutions sommaires", les "camps de rééducation", "l'expansionnisme militaire au Cambodge et au Laos et l'exode des boat people".

Rentré au Vietnam en juin 1980, il y est exécuté le 8 janvier 1985 malgré les protestations internationales dont celles de Valéry Giscard d'Estaing, Simone Veil ou Laurent Fabius.

Depuis, chaque année, ses proches célèbrent fidèlement à Paris son souvenir. "Nous voulions juste ériger une stèle avec une courte inscription rappelant son engagement, souligne son frère que je connais, Tran Van Tong, la Belgique et les Etats-Unis ont déjà honoré sa mémoire en donnant son nom à divers lieux, la France a cédé à l'ingérence du Vietnam."

Je ne peux pas croire que notre Ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui a assisté à la cérémonie mortuaire à Paris en 1985 et la Mairie de Paris aient cédé à des pressions venant du Vietnam...

En tous les cas, si le nom de Tran Van Ba n'est pas inscrit sur une stèle, il est inscrit dans notre coeur au nom de la liberté.

- Dîner argentin chez Anahi. On ne s'en lasse pas.


Par Pierre Masquart-Peterhansel
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Samedi 27 septembre 2008
S'attaquer au problème du capitalisme financier est avant tout une entreprise politique et morale. Pour cela il est nécessaire que les hommes qui gouvernent le monde, et aussi chacun d'entre nous, cessions d'être les complices d'un tel capitalisme, comme nous le sommes quand on "spécule" à la bourse pour obtenir un gain immédiat. Changer le capitalisme, ce n'est pas seulement réguler des marchés financiers pour éviter des abus. Changer le capitalisme, c'est revenir aux sources du capitalisme, à la concurrence, à la propriété et à sa répartition.

La réponse passe également par une nouvelle réflexion sur la genèse même de l'homme et de la société, sur ses ressources pour construire la société. Au-delà des moyens matériels ou institutionnels, au-delà des plans de sauvetage et des mesures de régulations - qui sont nécessaires et utiles -, les véritables ressources de l'homme sont des moyens intérieurs, intimes à chacun, mais qui doivent être absolument mobiliser pour construire une société et un vivre ensemble meilleurs.

Le discours de Toulon du Président de la république est comme une mise en route qui va dans ce sens. On ne peut douter de l'aptitude et de la volonté du Président à réformer et à rénover comme il ne doute pas de celles des français.

Par Pierre Masquart-Peterhansel
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Jeudi 25 septembre 2008
- Excellent discours du Président de la République à Toulon. Parmi ses propos, je retiendrai l'annonce du lancement en janvier du «grand chantier» de la réforme des administrations locales. «Le moment est venu de poser la question des échelons de collectivités locales car le nombre et l'enchevêtrement des compétences est une source d'inefficacité et de dépenses supplémentaires». Bravo ! Il est temps de modifier une structure administrative désuète : 36000 communes, cantons, départements, régions, sans compter tous les syndicats intercommunaux, districts et autres structures...

Le canton doit être la commune de demain. Toutes les communes devraient être regroupées au niveau des cantons qui deviendraient les nouvelles communes. Chaque secteur d'un canton aurait ses représentants au sein du conseil communal ou cantonal. Une telle réforme permettrait la solidarité entre les actuelles communes riches et pauvres. Elle éviterait également de supprimer les départements, les cantons devenus communes constituant le Conseil général.

- Parti socialiste : le temps des impostures engendre celui des imposteurs.



Par Pierre Masquart-Peterhansel
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Jeudi 25 septembre 2008
- Le monde plongée dans l'horreur et l'angoisse par la crise financière américaine et internationale. Les bourses dans une sorte d'état d'ahurissement. Déjà les hommes politiques inventent des moyens de se tirer de cette sale situation qui les embarasse. Le Président sarkozy a appelé à une reconstruction d’un « capitalisme régulé », où l’activité financière ne serait pas laissée à la seule appréciation des opérateurs de marché, où les banques « feraient leur métier » qui est de financer le développement économique plutôt que la spéculation, où « les règles prudentielles » s’appliqueraient à tous et serviraient « à prévenir et à amortir les chocs », où ceux qui mettraient en danger l’argent des épargnants seraient «sanctionnés ». Le monde va-t-il se défiler ? Côté américain, Mc Cain et Obama s'unissent pour parvenir à un compromis sur le plan de sauvetage du système financier actuellement en débat au Congrès. J'ai l'impression, confirmée par des amis banquiers, que la crise n'en est qu'à ses débuts.

- Victoire de Gérard Larcher à la candidature UMP à la Présidence du Sénat. Victoire annoncée des francs-maçons.

 
Par Pierre Masquart-Peterhansel
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Mardi 23 septembre 2008

- Déjeuner avec un ami de Dubaï. Nous parlons des tensions internationales et de la situation dans la Caucase. Il m'apprend que la Russie a détruit, au mois de juillet, deux aérodromes géorgiens qui devaient servir de base à des attaques israéliennes contre l'Iran... La Géorgie avait mis ces deux aérodromes à la disposition d'Israël en échange d'armes et de la formation des militaires géorgiens...

- L'ambassade américaine à Paris a organisé un iftar du ramadan. Il s'agit d'une heureuse et intelligente tradition qui a été instaurée il y a quelques années par l'administration américaine. Le remarquable ambassadeur américain à Paris avait invité un muezzin et aménagé une pièce pour la prière. Bernard Kouchner était présent, il est arrivé en retard et il est reparti au bout de 15 minutes...

Par Pierre Masquart-Peterhansel
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  • : Pierre Masquart-Peterhansel
  • pmp
  • : Homme
  • : Paris 75
  • : avocat à la Cour d'appel de Paris, ancien conseiller municipal

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